03.02.2006

Se passer des syndicats...

...ce serait comme vouloir se passer de la police. Crétin et dangereux.

Je cherche un peu la provoc, mais c'est pour faire écho à de nombreux blogs, ou commentaires de forums qui prônent sans détour le dénigrement du système syndical en France. Ce n'est pas parce que les grandes centrales syndicales ne représentent plus la majorité des travailleurs ni parce qu'elles en sont réduites à enchaîner les mouvements de grève et les manifs sans véritable impact sur la politique de ce pays qu'il faut déclarer leur mise à mort en coupe réglée.

A mes yeux, le syndicalisme, c'est comme la presse. Il ne s'use que si on ne s'en sert pas (merci "Le canard enchaîné"). L'existence même des syndicats garantit une certaine - bien que de plus en plus reniée - défense des travailleurs. C'est un peu comme la bombe atomique. Elle n'est vraiment efficace que dans son mode dissuasif.

Voilà. C'est dit.

Commentaires

Il est rassurant de trouver ce genre de réflexion ! Mais il est aussi vrai que les syndicalistes se cherchent ... je ne parle pas bien sûr des "permanents"... Il y aurait beaucoup à dire et à faire.

J'aime beaucoup ton signe particulier: D.O.I...

Ecrit par : Rony | 03.02.2006

Le syndicalisme moderne se cherche, effectivement. Personnellement, je rejoins l'analyse de Bourdieu (eh oui, encore lui !) sur la nécessité de développer un syndicalisme aussi globalisé que les logiques économiques qu'il doit affronter. Hélas, la défense des travailleurs est tellement politisée que le temps est à la radicalisation des pensées, non au regroupement. La fédération des ras-le-bol n'est pas pour demain. Mais il faut soutenir le principe d'une force d'opposition au système patronal pour que la dissuasion perdure.

Ecrit par : Spaspiff | 07.02.2006

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