26.02.2006
Premier ministre courbé
J'ai entendu que Galouzeau était à la Réunion pour s'occuper du Chikougounya. On appelle aussi ce virus "la maladie de l'homme courbé" à cause de ses symptômes. Si le PM l'attrape, il aura au moins l'air plus humble...
09:47 Publié dans Petits plaisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.02.2006
1 + 1 = 0
Un plus un égale zéro. C'est l'équation de l'Homme moderne.
Notre civilisation (dont l'objectif est la pérennisation de l'espèce, rappelons-le) est une somme d'affrontements basiques dont la résultante est l'anéantissement de ses éléments. Le regroupement d'êtres humains relève davantage du réflexe mécanique ou de contraintes géographiques que de la nécessaire volonté de bâtir un avenir commun. La présence des hommes dans une même zone géographique est plus un aggrégat d'existences parallèles qu'il faut gérer qu'un projet partagé de vie en communauté.
De par notre nature, il devrait être originalement inconcevable de vouloir perpétrer un pouvoir continuel sur ses congénères sous forme de brimades, contrariétés, aliénations. Une fois admise l'appartenance identitaire à la même espèce, il n'y pas de pouvoir possible entre deux entités humaines. L'homme que tu menaces de mettre dehors parce qu'il a dix jours de retard sur son loyer, ce n'est pas ton ennemi, c'est ton frère ! Comment peux-tu imaginer lui faire ça ?
C'est maintenant un système d'oppositions qui nous régit, quand, à l'origine, il s'agissait de solidarité dans un environnement hostile. Nous sommes devenus les prédateurs de notre propre jungle. Nous ne craignons plus rien, pas même notre propre extinction.
Nous sommes des Dieux, et comme l'autre, nous le paierons.
18:00 Publié dans Miroirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Par dessus mon épaule
La suspension de Garfieldd de ses fonctions de chef d'établissement pour un an (dont six mois avec sursis) en lieu et place de sa révocation prononcée initialement n'est ni un soulagement ni une conclusion satisfaisante du débat. D'ailleurs, le débat continue sur les blogs. Le seul aspect qui m'intéresse encore est la responsabilité de l'auteur de blog et les implications dans sa vie professionnelle.
Lors d'une conférence le mois dernier sur la judiciarisation de ma profession, l'intervenant a évoqué l'absence monumentale de jurisprudence pour définir les contours juridiques des blogs. Le procès entre la mairie de Puteaux et le site Monputeaux.com va certainement, si les juges font leur travail, ouvrir le débat des responsabilités juridiques. Car on ne sait comment qualifier juridiquement le contenu des millions de blogs. La mairie de Puteaux attaque le site (ainsi que le journal Le Parisien) pour diffamation. Doit-on considérer le blog comme un média d'information ? Doit-on le pénaliser quand il n'a fait que répercuter un article publié officiellement dans un journal à tirage national ? Si j'insulte directement une personne publique ou privée, je suis coupable, si j'accuse sans preuves, je suis coupable, si je me fais l'écho d'un article de presse, d'une émission de télévision, suis-je coupable quand je n'ai pas les moyens de vérifier les sources du média initial ? S'il se pose une véritable question déontologique pour la profession journalistique, réclamer à chaque auteur de blog de vérifier ses sources n'est absolument pas envisageable. Une éventuelle condamnation du site Monputeaux signifiera alors qu'on ne peut reproduire librement des informations diffusées par d'autres médias sans risquer une attaque juridique.
Et là se pose la question des conséquences professionnelles. Quand on est fonctionnaire, une condamnation peut signifier une mise à pied voire une lourde sanction administrative pouvant aller jusqu'à la révocation. Ils sont donc moins libres que les autres de s'exprimer. Je reconnaîs volontiers qu'un droit de réserve certain doit s'appliquer, notamment en terme de moralité, mais leurs écrits, s'ils les engagent comme tous les citoyens dans leur responsabilité civile, ils ne doivent pas les engager dans leurs responsabilités professionnelles. Ou alors, c'est une forme pernitieuse de censure administrative. Si je suis employé de l'Administration Pénitentiaire ou des Impôts, ou de l'Education Nationale, je dois pouvoir exprimer ce que je pense de mon ministre, mon gouvernement, mon député, mon maire sans que cela remette en cause mon intégrité professionnelle. Garfieldd n'a rien fait d'illégal, d'immoral, de contraire à sa fonction. Quelqu'un a juste regardé par dessus son épaule et jugé que ses propos n'étaient pas convenables.
Il y a maintenant toujours quelqu'un qui regarde par dessus notre épaule. C'est vrai que c'est une sensation bizarre...
08:15 Publié dans Une époque formidable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.02.2006
La globalisation des emmerdes
La doctrine libérale de globalisation des échanges est une invention aussi géniale que l'invention de Dieu. Sérieusement. Sa mise en oeuvre est tellement puissante qu'elle touche également les emmerdes. J'explique.
Sans parti pris, relevons les dernières emmerdes subies par notre civilisation (parmi tant d'autres) : pollution par l'Erika, virus H5N1, vaches folles, Chikungunya à la Réunion, AZF, été caniculaire en 2002, taux de chômage record, inondations chroniques, violence dans les banlieues. J'en passe des tonnes.
Toutes ces catastrophes humaines, écologiques, économiques, sanitaires ont un point commun à la source. Elles sont le fruit de la doctrine de mondialisation des échanges. Sans rire. Beaucoup d'entre vous vont me dire que j'abuse gravement, que j'extrapole, que je charge les libéraux de tous les maux de la Terre. Mais je persiste et je signe : la dérégulation des économies et ses conséquences sur la planète, l'agriculture, l'élevage, l'industrie, les conditions de vie sont une évidence. Il est clair à mes yeux que la libéralisation des échanges commerciaux met l'existence de l'Homme sur Terre en grave danger.
C'est clairement la globalisation des emmerdes.
13:45 Publié dans Miroirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La fin de la mondialisation
Il y avait, hier matin à la radio, une rapide chronique sur un auteur qui vient d'écrire un livre sur la fin de la mondialisation. Un auteur canadien. Je ne retrouve pas le nom. Cet homme annonce, dans son bouquin, que la globalisation était une doctrine intellectuelle mise en oeuvre par une élite technocratique dans les années 80 pour remplacer les idéologies Keynésiennes et Marxistes vieillissantes. Jusque là, pas de problème, c'est non seulement la légende répandue mais aussi la réalité de la propagation du libéralisme sur Terre.
Mais l'auteur déclare également que le processus de globalisation touche à sa fin et ce, pour plusieurs raisons : l'utilisation de la technologie, initialement libératrice, pour rebâtir des murs (il fait référence à Google et Yahoo et la censure chinoise), l'émergence de comportements économiques inattendus des pays d'Amérique Latine (Bolivie et Argentine, principalement), l'indécision chronique de l'Europe et son incapacité à se déterminer politiquement pour un avenir économique précis et la crispation idéologique des Etats-Unis, plus focalisés sur le sujet sécuritaire que jamais dans l'Histoire.
Bon. Dont acte.
08:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.02.2006
Les prochains journalistes tissent la toile [maj]
Cet article a été mis à jour.
J'ai un peu de temps, c'est l'occasion de revenir sur la notion de journalisme citoyen évoqué dans ma note sur le blog de Chirac. Pour situer la discussion : Jean Véronis, sur son site consacré sur les technologies du langage, considère la blogosphère comme l'embryon d'une nouvelle forme de journalisme. Le développement extraordinairement rapide des blogs sur la toile traduit un engouement populaire, en dehors de toute considération du contenu, pour investir un nouvel espace d'expression libre. Considérons, sans trop de risque, que tous les auteurs n'ont pas grand chose à dire de passionnant (cette analyse est bien sûr très subjective). Mais considérons aussi que nous sommes nombreux à vouloir nous exprimer.
Dans un parallèle audacieux, les blogs se rapprochent du mouvement taggeur (dans le sens artistique du terme, à savoir, celui des graphes). J'ai toujours considéré que les personnes qui s'exprimaient sur les supports communautaires (murs, portes métalliques, etc.) manquaient intrinsèquement d'espace d'expression. Ce sont plus des frustrés que des délinquants graphiques. L'existence des blogs relève, à mes yeux, de la même logique.
Pour en revenir à la réflexion de Véronis sur l'émergence d'un journalisme citoyen à travers ces millions de blogs, il manque une donnée fondamentale pour que ce média d'information gagne ses lettres d'or. La structuration. Les blogs souffrent de deux tares initiales : la circulation circulaire de l'information, prise majoritairement dans des sources professionnelles pas toujours indépendantes (AFP, Reuters, sites de journaux...) et relayée les uns par les autres dans une ronde infernale ; et l'absence de toute édition (c'est-à-dire révision) du propos.
On envisage alors la prochaine étape du développement des blogs comme média populaire d'information : des compilations de textes issus des blogs avec une équipe chargée de la ligne éditoriale. On n'échappera pas à la partialité, mais le journalisme peut-il être impartial ? On n'échappera pas aux tentatives de contrôles, mais la toile n'est-elle pas par nature un espace assez incontrôlable ?
Je rejoins la vision de Jean Véronis, mais je modère mes ardeurs par un attentisme serein d'une prochaine struturation de la blogosphère à travers des courants éditoriaux raisonnés. Et alors, nous parlerons de journalisme citoyen.
[maj] Une première ébauche de structure de cette nouvelle forme de journalisme peut être vue sur le site AgoraVox, qui se veut un média où chaque citoyen est un reporter potentiel. La ligne éditoriale est clairement définie et garantie par un comité de rédaction qui filtre et valide les articles proposés par les rédacteurs inscrits. L'objectif d'AgoraVox est de rendre compte d'événements passés inaperçus ou faiblement couverts dans les médias traditionnels. Il y a donc clairement une volonté de rester dans le factuel, certainement pour éviter toute orientation politique ou religieuse (sans parler de neutralité, bien sûr, la forme trahit toujours les convictions de son auteur) AgoraVox est un premier embryon. Restera-t-il confidentiel ? [16.02.06]
14:10 Publié dans Pas trop net | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le scandale absolu
Le ministre de l'Education Nationale, Gilles de Robien, était en déplacement à Toulouse quand il a déclaré avec flamme : "Le scandale absolu, c'est le chômage des jeunes." Gilles, qui n'en est pas à une connerie de plus, devrait revoir ses repères. Le scandale absolu, c'est d'utiliser le chômage de millions de gens, jeunes ou non, pour dégrader rapidement leurs conditions de vie.
Honnêtement, je devrais, depuis le temps, être vacciné de ces sottises. Ben non, je n'arrive pas à laisser couler.
08:30 Publié dans Education pour tous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.02.2006
La blogosphère fait tourner les têtes
J'ai déjà évoqué sur ce site le formidable potentiel de propagande new age que représentent les blogs. Potentiel affectif, de proximité à peu de frais, disponibilité de l'info, etc. Les politiques tardent un peu, mais chez eux, tout est un peu plus lent quand il s'agit de société.
Le net regorge aussi de solutions marketing plus innovantes les unes que les autres. L'événement a déjà été évoqué par les médias traditionnels pendant les émeutes des banlieues à l'automne dernier : l'UMP achète des mots clés chez Google
pour être régulièrement affiché sur les pages que les internautes visualisent. Du coup, on trouve des liens commerciaux pour se rendre sur le site du parti quand on tape "Lionel Jospin", "Netizen", "Jack Lang", "racaille", etc. La riposte est déclenchée. En ordre dispersé. Les plus ingénieux sont toujours les internautes eux-mêmes qui développent des solutions ciblées. Ainsi, le "SarkoRemove" à installer dans Firefox pour ne plus voir les pubs de l'UMP. La campagne "Touche pas à mon blog" bat aussi son plein avec l'ajout sur les sites de blogs de l'image de Sarko. Le blog de Mikiane en parle. Quant aux blogs abonnés aux Ads de chez Google, un filtrage sélectif peut être mis en oeuvre (explications)Côté politique, les réactions sont diverses. Jack Lang reste dans les domaines qui sont les siens sur son blog, quand il condamne le procédé, mais sans véritable flamme. Les jeunes socialos, eux, appelent les internautes à parasiter le plan marketing en cliquant un maximum sur les liens de l'UMP. En effet, impossible, dans ce cas, de savoir si les arrivants sont sympatisants ou opposants. Puis, financièrement, l'UMP devrait le sentir passer, chaque clic étant payant. Mais cette initiative soulève parfois des critiques virulentes (voir sur le site de Loïck Le Meur, dont le nom a lui-même été acheté par l'UMP pour dévier les clics !)
Pour clore le sujet, j'aimerais juste vous signaler que, comme d'hab', les médias traditionnels sont restés exceptionnellement muets. Ceux qui sont surpris lèvent le doigt...
18:00 Publié dans Pas trop net | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le nuage du verrou
Voici le nuage d'idées créé par le Nébuloscope de Jean Véronis autour du mot "verrou". Vous pouvez également visualiser le nuage sur le site avec ce lien. Les mots les plus grands représentent les plus grandes occurences du thème sur le net.
Sans vouloir tirer de conclusions hâtives et erronées, certains mots représentés laissent rêveurs : France, DVD, prix, Windows. D'autres sont des terres connues : code, sauter, protection.
Une expérience ludique.
13:00 Publié dans Pas trop net | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2006
Passage en manuel
Le blogueur n'a plus aucune activité sexuelle, même manuelle. Plus le temps, plus l'envie. Sa libido c'est bloguido. Son orgasme, le compteur de visites. Le blog, c'est une maison de passe. Faire l'amour, c'est entrer un commentaire, sortir un post.
Anonyme
16:29 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hécitations


