21.11.2008
Le député et la casserole
C'est du Bashung dans l'air et du Louis XIII dans le texte. A l'origine de cette note, cet article dans la sphère : L'Assemblée Nationale ne connaît pas la crise.
Y'a pas à dire, si tout est vrai, ça fait mal aux fesses. Encore plus en ce moment. Je sais bien qu'il y a toujours plus à plaindre que moi, mais mon "plus pauvre que moi" n'a pas internet et ne lit pas les blogs. Donc, je suis en première ligne des lecteurs. Et, je récidive : j'ai mal au c...
D'un autre côté, ce genre de nouvelles n'est pas très surprenant, à la fois de la part d'humains dont la nature ne sait pas se faire violence, et de la part de décideurs qui, finalement, ont trimé pour avoir le pouvoir de décider eux-même de leurs salaires. Ce qui devrait me soulager, aussi, c'est de penser que rien n'étant vraiment tout à fait nouveau sous le soleil d'occident, ce genre de comportement rappelle celui de la noblesse qui s'octroyait le blé et donnait l'ivraie aux gueux. Nous sommes de plus en plus dans un système qui rappelle furieusement l'organisation politique et sociale de l'Ancien Régime. La féodalité serait-elle inhérente à la condition humaine ? Beurk, ça voudrait dire que nous n'y pouvons rien et que tant que nous serons humain, nous serons capable de nous organiser hiérarchiquement en catégories sociales inégales et maltraitées, pour certains.
Pour en revenir au député qui vient d'acheter la crémière pour ses épinards, je lui fait certainement l'effet d'une casserole. Rigide, bombé, inoxydable et qu'on peut secouer ou retourner par le manche mais qui ne brillera jamais plus comme au premier jour.
19:00 Publié dans Mercantilisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : salaire, député, assemblée, nationale, pouvoir d'achat, crise, financier



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