26.11.2008
La France moderne !
Une carte des destructions d'emplois fait le tour sur le net. Elle a été préparée par MediaPart.
Elle montre les chocs sur l'emploi à cause de la crise économique qui plonge le pays dans la précarité accélérée tandis que Nicolas Sarkozy distribue de l'argent public aux financiers, responsables de la crise.
C'est le bien triste bilan de ce président qui n'a aucune considération pour les travailleurs.
Gloria ! Gloria ! Vous avez bien voté en 2007 !
[maj] MediaPart a collé une pub sur la carte, histoire de ne pas perdre l'occasion de ramasser des miettes. Les 500 000 visites sur la page font visiblement baver les délicieuses babines d'Edwy Plenel. Ce genre de geste, c'est beau comme du Ségéla. Arf.
13:11 Publié dans Couvre-chef | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.11.2008
Qui est mécontent des autres
«Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi.»
(Alain)
08:00 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.11.2008
Le député et la casserole
C'est du Bashung dans l'air et du Louis XIII dans le texte. A l'origine de cette note, cet article dans la sphère : L'Assemblée Nationale ne connaît pas la crise.
Y'a pas à dire, si tout est vrai, ça fait mal aux fesses. Encore plus en ce moment. Je sais bien qu'il y a toujours plus à plaindre que moi, mais mon "plus pauvre que moi" n'a pas internet et ne lit pas les blogs. Donc, je suis en première ligne des lecteurs. Et, je récidive : j'ai mal au c...
D'un autre côté, ce genre de nouvelles n'est pas très surprenant, à la fois de la part d'humains dont la nature ne sait pas se faire violence, et de la part de décideurs qui, finalement, ont trimé pour avoir le pouvoir de décider eux-même de leurs salaires. Ce qui devrait me soulager, aussi, c'est de penser que rien n'étant vraiment tout à fait nouveau sous le soleil d'occident, ce genre de comportement rappelle celui de la noblesse qui s'octroyait le blé et donnait l'ivraie aux gueux. Nous sommes de plus en plus dans un système qui rappelle furieusement l'organisation politique et sociale de l'Ancien Régime. La féodalité serait-elle inhérente à la condition humaine ? Beurk, ça voudrait dire que nous n'y pouvons rien et que tant que nous serons humain, nous serons capable de nous organiser hiérarchiquement en catégories sociales inégales et maltraitées, pour certains.
Pour en revenir au député qui vient d'acheter la crémière pour ses épinards, je lui fait certainement l'effet d'une casserole. Rigide, bombé, inoxydable et qu'on peut secouer ou retourner par le manche mais qui ne brillera jamais plus comme au premier jour.
19:00 Publié dans Mercantilisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : salaire, député, assemblée, nationale, pouvoir d'achat, crise, financier
A toi le RG qui me lit
Puisqu'il faut en passer par là, puisque nous sommes tous des Bruno Rebelle en puissance ou en attente, je te livre, toi l'agent des Renseignements Généraux qui contrôlera mon blog, une fiche complète de mon personnage, de ma psychologie de futur terroriste des idées, fiche que tu peux recycler entièrement pour ta hiérarchie.
Je suis né aux alentours de 1970 dans une famille intellectuellement orientée vers les professions de service : père dessinateur industriel, mère enseignante. Des rejetons de mai 68, tendance libération des idées. Mais, pas beatnik non plus. La mode du violet fut courte. Tu vois donc que je suis tout à fait au coeur de la cible de monsieur le président de la république.
Très vite, l'école a su me faire passer pour l'intello de service : premier de la classe mais dernier en copains. La vie est une question de priorités. Je m'en sors quand même plutôt pas mal : un bac, un diplôme de fac et un boulot chouettos.
Voilà, je t'épargne les animaux domestique, ma vie sentimentale et ma situation perso, tu m'excuseras mais Edvige n'est pas encore là. Tu peux quand même te rabattre sur mon blog.
Eh, j'y pense, laisse-moi un message, on s'écrira...
06:00 Publié dans Couvre-chef | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : contrôle, censure, surveillance, despotisme
20.11.2008
L'oeil rouge de Xavier
uaf ! Je reprends le fil de ce blog après plus d'un an de sieste mais c'est pour la bon cause et, surtout, pour vous parler d'un épiphénomène qui, à mon sens, traduit mieux l'ambiance actuelle dans les couloirs de la rue de Grenelle que n'importe quel journal délicieux de Laurence Ferrari.
Donc, il s'agit des deux appels d'offre du Ministère de l'EducNat pour faire de la veille d'opinion. C'est presque poétique comme libellé. De la veille d'opinion, c'est plus ou moins facile que la veille sanitaire ? Parce que les gars de la veille sanitaire, à la canicule de 2003, ils en ont pris pour leur grade. Alors je préviens les institut qui sont intéressés par la "veille d'opinion" à l'Education Nationale, ça risque de ne pas être facile et de tout repos. Mais oui, qui va lire les kilomètres de prose que des enseignants teigneux déroulent dans la sphère ? Est-ce que les candidats à l'analyse ont le Doliprane et le Prozac gratuits ? J'en connais, moi, des profs. Il mettent le temps (un peu comme ma tante Micheline) mais quand ça démarre, un certifié de littérature moderne ou de philo ou de méca ou de physique quantique, ça peut faire des dégats, neurologiques, physiques, moraux et tout. Et alors, essayez donc de rattraper votre prof de chimie quand il court avec un plein flacon de nitro en direction du rectorat...
Blague à part, ces appels d'offre du ministère démontrent tout de même deux choses dans le contexte actuel du mécontement social :
- S'il faut surveiller ce qui se dit chez les enseignants et, surtout, car c'est là le coeur de l'appel d'offre, l'influence d'eventuels leaders d'opinion, c'est qu'on craint un sérieux remous dans les prochains mois; ce qui m'amène à parler de la suite;
- Si on veut surveiller tout à coup la réaction d'une profession, c'est qu'on s'apprête à taper dans la fourmilière en bottes cloutées.
Moralité, l'oeil moscovite de Xavier Darcos est principalement destiné à prendre gentiment la température dans le fondement des profs, dans un premier temps, puis de cibler les meneurs et leurs ouailles dans un second temps si l'orage éclate. Aujourd'hui justement, les syndicats appelaient à la grève. Sans même attendre les premiers relevés, Xavier Darcos, la bav aux lèvres, a jeté un dédain certain sur le mouvement qualifiant les syndicats de machine à contrer le changement. C'est une recette connue, expérimentée en première ligne par Raffarin et ses sbires en 2003, qui tente d'assomer les grévistes et inciter la colère chez des représentants syndicaux qui pourraient commettre alors un inadmissible faux pas. A l'heure où je publie, la mobilisation est entre 40% et 60% des personnels.
J'espère que le petit Xavier n'a pas oublié de faire ses devoirs et faire religieusement photographier tous ces traitres à la nation...
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Quelques ressources sur le sujet :
14:55 Publié dans Education pour tous | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : veille, surveillance, blog, opinion, despotisme, liberté, expression


