08.12.2008

Un amendement scandaleux au profit des plus riches [MAJ]

"Le rapporteur général du budget au Sénat, Philippe Marini (UMP), qui est proche de l'Elysée, va proposer lundi 8 décembre un amendement qui vise à rendre partiellement déductibles de l'impôt sur le revenu les pertes boursières de 2008. La disposition a été imaginée «en concertation» avec le ministère des finances. La mesure est aussi farfelue que scandaleuse. Aucun gouvernement au monde n'a pris une mesure aussi choquante. En d'autres temps, on aurait parlé d'une politique de classe." (information rapportée par MediaPart)

Deux réflexions outre la colère :

  1. Tous les prétextes sont bons pour favoriser les nantis dans notre pays. La désinvolture de ce pouvoir en place et l'applomb de nos dirigeants sont une honte.
  2. Où sont les vrais journalistes quand il s'agit de relayer une véritable information populaire ? Le silence coupable des médias traine notre pays dans la boue du totalitarisme.

[maj] Finalement, l'affaire a fait grand bruit toute la journée, à tel point que le sénateur Marini s'est énervé sur France-Info à 8h45 et que le gouvernement a été obligé de préciser qu'il ne soutenait pas la proposition d'amendement. On a bien essayé de nous faire gober que c'était pour dédommager les "gentils grand-pères obligés de vendre leurs actions" et que le plafond de 25 000 € de l'amendement réduirait les risques de dédommager les gros porteurs. Roger Karoutchi, porte-parole du groupe UMP à l'assemblée a également eu du mal à justifier une telle proposition quand rien n'est fait, dans le plan de relance, pour revaloriser directement les salaires.

26.11.2008

La France moderne !

Une carte des destructions d'emplois fait le tour sur le net. Elle a été préparée par MediaPart.

 


Agrandir le plan

 

Elle montre les chocs sur l'emploi à cause de la crise économique qui plonge le pays dans la précarité accélérée tandis que Nicolas Sarkozy distribue de l'argent public aux financiers, responsables de la crise.

C'est le bien triste bilan de ce président qui n'a aucune considération pour les travailleurs.

Gloria ! Gloria ! Vous avez bien voté en 2007 !

[maj] MediaPart a collé une pub sur la carte, histoire de ne pas perdre l'occasion de ramasser des miettes. Les 500 000 visites sur la page font visiblement baver les délicieuses babines d'Edwy Plenel. Ce genre de geste, c'est beau comme du Ségéla. Arf.

21.11.2008

A toi le RG qui me lit

Puisqu'il faut en passer par là, puisque nous sommes tous des Bruno Rebelle en puissance ou en attente, je te livre, toi l'agent des Renseignements Généraux qui contrôlera mon blog, une fiche complète de mon personnage, de ma psychologie de futur terroriste des idées, fiche que tu peux recycler entièrement pour ta hiérarchie.

Je suis né aux alentours de 1970 dans une famille intellectuellement orientée vers les professions de service : père dessinateur industriel, mère enseignante. Des rejetons de mai 68, tendance libération des idées. Mais, pas beatnik non plus. La mode du violet fut courte.  Tu vois donc que je suis tout à fait au coeur de la cible de monsieur le président de la république.

Très vite, l'école a su me faire passer pour l'intello de service : premier de la classe mais dernier en copains. La vie est une question de priorités. Je m'en sors quand même plutôt pas mal : un bac, un diplôme de fac et un boulot chouettos.

Voilà, je t'épargne les animaux domestique, ma vie sentimentale et ma situation perso, tu m'excuseras mais Edvige n'est pas encore là. Tu peux quand même te rabattre sur mon blog.

Eh, j'y pense, laisse-moi un message, on s'écrira...

 

18.06.2007

Le Charlebois bordelais

Cher Alain,

J'ai appris ta défaite, hier, avec une petite pointe de plaisir au coin de la bouche. Non que je me réjouisse de l'affront fait à un homme qui a voué son destin à son pays, mais je sais maintenant que tu profiteras de ces vacances que tes électeurs t'ont données pour revoir les contrées verdoyantes du Québec qui te fut si accueillant.

Aussi, puisque je dois partir prochainement pour visiter nos lointains cousins, je te propose de venir avec moi. Seulement, il faudra te faire tout petit car je n'ai de place que dans mon sac de cabine. En effet, je me suis saigné un peu pour prendre mes places (il faut dire que mon salaire n'a pas évolué depuis que tu étais premier M) et je ne peux pas t'offrir davantage.

En attendant ta réponse, je te propose de lire les paroles de Robert C. qui, comme toi, retournera à Montréal. D'ailleurs, ses vers ne sont pas sans avoir un écho certain avec ta situation actuelle. A croire qu'il a été, lui aussi, séché par ses admirateurs...

"Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Bœing bleu de mer
J'ai besoin de revoir l'hiver
Et ses aurores boréales

J'ai besoin de cette lumière
Descendue droit du Labrador
Et qui fait neiger sur l'hiver
Des roses bleues, des roses d'or

Dans le silence de l'hiver
Je veux revoir ce lac étrange
Entre le crystal et le verre
Où viennent se poser des anges

Je reviendrai à Montréal
Ecouter le vent de la mer
Se briser comme un grand cheval
Sur les remparts blancs de l'hiver

Je veux revoir le long désert
Des rues qui n'en finissent pas
Qui vont jusqu'au bout de l'hiver
Sans qu'il y ait trace de pas

J'ai besoin de sentir le froid
Mourir au fond de chaque pierre
Et rejaillir au bord des toits
Comme des glaçons de bonbons clairs

Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Bœing bleu de mer
Je reviendrai à Montréal
Me marier avec l'hiver
Me marier avec l'hiver"

14.06.2007

Quand les médias sont absents

Encore une vidéo de Sarkozy. Cette fois-ci, elle a été tournée en caméra cachée lors de l'entretien que les jeunes de banlieue ont eue avec Sarko, alors ministre de l'intérieur. Ça parle tout seul... Quand les caméras publiques sont absentes, le camembert en chef laisse s'exprimer sa vraie nature.

13.06.2007

Le courage des médias

Voici ce qui circule sur le net en ce moment :


On y voit très nettement notre chef de l'état passablement éméché par son entretien avec Poutine.

Maintenant, voici ce que nos télés ont montré :




Nous voyons bien qu'il s'agit de la même conférence de presse, mais LCI ne diffuse que la partie la plus politiquement correcte de l'enregistrement. Et la plus pertinente, bien sûr. Il est néanmoins regrettable que les réseaux d'information de masse passent ceci sous silence.

Nicolas Sarkozy est le représentant des français et l'image qu'il vient de donner n'est pas particulièrement flatteuse. Mais, n'est-il pas du devoir des médias de rendre compte de la réalité ? Il n'y a plus véritablement de réseaux de contestation de masse. Les journaux qui se prétendent satiriques (Charlie Hebdo et autres) écornent à peine la personnalité des personnages publics. Il existe quelques francs tireurs (comme Le Plan B) mais la diffusion est restreinte et on n'entend jamais parler d'eux.

Quel courage !

[mise à jour] Le buzz envahit la blogosphère et les discussions hors de la toile. C'est géant ! Même Bouvard, dans son émission radio, en a parlé aujourd'hui. Une information, certes pas capitale, fait le tour de la population sans les médias de grande écoute. Mieux, ces médias à la botte du pouvoir se sentent obligés d'évoquer un sujet qu'ils ont éludé en premier lieu. Le net, c'est bientôt le quatrième pouvoir qu'il promettait...

23.05.2007

Décryptage (1)

Politique fiction : Jacques Chirac présente Saad Hariri à Nicolas Sarkozy le 9 mai. Voici ce qu'aurait pu être le dialogue entre eux.

 

Jacques : "Nicolas, je t'ai demandé de venir parce que Saad voulait te parler."

Saad : "Monsieur le Président, c'est un honneur de vous rencontrer."

Nicolas : "Oui, oui, arrête les ronds de jambe, je ne suis pas encore investi. Que veux-tu ?"

Saad : "Juste t'assurer de mon soutien et de celui de ma famille pour ton mandat. Sache que tu pourras toujours compter sur moi."

Nicolas : "Je vois, Chirac a organisé cette petite réunion en remerciement de la location de ton appart' rue Voltaire."

Jacques : "Maintenant que tu es au sommet, il faudrait, Nicolas, que tu apprennes à modérer ton tempérament. Je t'ai toujours dit d'apprendre à être un peu plus diplomate. Déjà, avec Claude..."

Nicolas : "C'est bon. Il me semble que les français me font confiance comme je suis. Il en ont fini avec l'immobilisme de ces dernières années."

Jacques (qui voit rouge) : "Ah, toi, tu m'emmerdes sérieusement maintenant. J'en ai croqué de plus durs que toi..."

Saad (gêné) : "Messieurs, je réitère ma fidélité à la France et aux intérêts de son peuple. "

Nicolas (qui trace sa route) : "Attention, Jacques, tu vas passer la ligne jaune. Je te rappelle que tu n'es pas encore à l'abri de tes petits ennuis avec la justice." 

 

A partir de là, le bruit qui survient dans la salle ne nous permet plus de comprendre la discussion et de vous retransmettre l'échange verbal. Aux dernières nouvelles, les participants sont sains et saufs...

22.05.2007

Gérard contre Nico

Cette vidéo a déjà probablement fait le tour des boîtes aux lettres électroniques, mais elle mérite de figurer sur le blog pour s'assurer que nous parlons des mêmes sujets.

 

12.05.2007

Ministère du Karcher

Séquence vé-ri-dique signée Rachida DATI quand elle n'était encore que la porte-parole du candidat Nico.



Enfin une Garde des Sceaux qui va nettoyer les barreaux !

09.05.2007

Nicolas lâche les freins

Bon, il est élu. Avec une large majorité de suffrages. Le seul qui ait mieux fait -on nous l'a bassiné pendant de longues heures le 6 au soir- c'était Mongénéral. Okay dakodac. N'empêche.

A peine fraîchement promu, Nicolas a laissé libre court à sa nature prolétaire : repas au Fouquet's, suite présidentielle à 8500 euros la nuit (plus de 7 fois le SMIC !), vol en jet privé (25 000 euros l'heure de vol) et quelques jours sur un yacht de 60 mètres au large de l'île de Malte. Le moins qu'on puisse dire c'est que l'ambiguïté sur ses aspirations de chef de l'Etat est mince. Monsieur le premier d'entre-nous aime le luxe, il l'avait montré avec l'affaire de son appartement sur l'île de la Jatte, il le prouve dès qu'il a les clefs du pays.

Alors, oui, Nico a lâché les freins et, manque de bol, ça s'est su. Aujourd'hui, en réponse aux questions des journalistes -caustiques évidemment, on les connaît maintenant- il a annoncé que les français sauraient faire la part des choses. Je confirme : il aime l'argent, il a des potes friqués comme peu et son programme est de faire trimer les autres davantage. Chacun sa part des choses, donc.

Tout va bien. Bienvenue à Sarkoland. Cette rubrique lui est consacré.

A partir de maintenant, personne ne vous entendra crier.