08.02.2006

Collectif de la betterave

Bon, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, y'en a assez de cette essence qui a tous les défauts. Chère, polluante, destructrice pour le sous-sol. J'aimerais qu'un mouvement se soulève pour mettre un bon coup d'arrêt à ce scandale permanent et à ce racket scandaleux.

On pourrait monter un collectif de la betterave. Un réseau d'adeptes des énergies renouvelables qui chercheraient un moyen, au niveau local, de consommer autre chose que de l'huile fossile et de pouvoir installer une toute petite modification dans nos moteurs pour l'utiliser.

(faut aussi que mon voisin diminue sa consommation de hakick...)

04.02.2006

Les impôts nécessaires

Depuis la première investiture de Chirac (en 1995), on ne parle plus que de baisser les impôts sur le revenu. Même si la perspective de verser moins d'argent au Trésor Public peut donner du baume au coeur, c'est une monumentale connerie.

Je ne suis pas particulièrement attaché aux impôts indirects, tels que la TVA, qui touchent la population sans distinction de moyens. Je suis même plutôt contre, pour tout dire, et considère que c 'est un frein direct à la consommation donc à la croissance. Mais là n'est pas l'endroit pour en débattre.

Par contre, il est parfaitement inconscient et irresponsable de prôner la baisse de l'impôt sur le revenu. L'argent collecté sert les intérêts de la nation toute entière àtravers des services publics essentiels au bien de tous. Ecoles, hôpitaux, services sociaux fonctionnent grâce aux impôts sur le revenu. Si on diminue les entrées d'argent, on doit diminuer les services rendus. C'est d'ailleurs - oh funérailles ! - ce qu'ont fait les gouvernements de droite successifs depuis dix ans. Le transfert des charges aux collectivités territoriales n'arrangera rien. On tranfère avec les responsabilités qui appartiennent à l'Etat. Certains m'ont déjà dit que c'était là une vision très jacobine du pays. Si c'est le cas, je revendique. Certains services rendus au public se doivent de grader leur unité territoriale sur la France entière et non pas devenir des parcelles inégales selon la région.

L'impôt sur le revenu doit perdurer, car il touche graduellement (en théorie) les foyers selon leurs moyens. D'ailleurs, j'en profite puisque c'est le sujet pour vous dire à quel point je souhaite la mise en place d'une ponction à la source qui diminuerait les niches fiscales et les astuces de certains pour échapper à leur devoir d'effort national.

Le libéralisme se targue d'être le défenseur de la liberté, j'en appelle davantage à l'Egalité et à la Fraternité, quand il s'agit de prendre ses responsabilités de citoyen. Il faut se réjouir de payer des impôts sur le revenu.

26.01.2006

Le mensonge au pénal

Parmi tout ce qui me choque dans le quotidien politique de notre société, il y a une faute gravissime à mes yeux qui reste pourtant impunie. Le mensonge. Je ne comprends décidément pas par quelle magie nous excusons à nos hommes politiques de nous mentir tous les jours en nous regardant droit dans les yeux.

On punit les enfants qui mentent. On isole les adultes qui mentent. On condamne les témoins qui mentent.

Mentir à la population quand on détient un mandat électif, c'est autrement plus problématique. Mais non, comme pour les politiciens qui volent, qui sont punis par les tribunaux, on les excuse, on les réélit, on les plébiscite. On oublit tout.

Croyez-moi, tous les jours, j'entends des mensonges dans la bouche de nos hommes politiques. Sans parler des contre-vérités, des compromissions à la règle, des petits arrangements entre amis, etc. Je sais que ce discours sonne comme celui d'un anarchiste ou d'un vieux con cynique, mais le mensonge en politique, ça semble aussi naturel à tous que le journée de 24 heures.

Si on décidait d'inscrire le mensonge public dans les infractions du Code Pénal, ça changerait le paysage politique. 

12.01.2006

Le soleil n'y est pour rien

En regardant le monde comme il va pas bien, je me dis qu'il ne peut y avoir qu'un basculement de la pensée, dans l'avenir. Je veux dire : la mutation d'idées sclérosées en dynamiques résolues. A-t-on jamais, dans l'histoire, ressenti que la fin de l'espèce humaine était proche, comme nous pouvons le penser en ce moment ? Les grandes civilisations égyptiennes, maya, aztèques ont-elles eu la conscience de leur prochaine disparition et si oui, ont-elles tenté quoi que ce soit ?

Pessimiste pour pessimiste, continuons : je considère, non seulement, que nous avons appuyé sur le mécanisme d'auto-destruction de la civilisation en mettant en oeuvre cette énorme bombe qu'est l'AGCS (Accord Généralisé pour le Commerce des Services, pendant mondial de la directive Bolkestein en Europe.) Commercialiser les services aux personnes, c'est commercialiser le rapport même entre les humains. A quoi bon se tourner vers les autres en ce cas ? Mais il y a pire : les atteintes massives, caractérisées et répétées à notre biosphère, à notre planète, décrémentent chaque année le compte à rebours de notre extinction.

Je ne parviens pas à me figurer pourquoi nous n'avons toujours pas correctement développé le covoiturage, le fret par rail, abandonné toute énergie fossile, stoppé la déforestation systématique, l'emploi massif de produits chimiques nocifs pour toutes les espèces (y compris la nôtre). Des idées simples qui demandent courage et détermination. Et qui, surtout, voilà la grand Rubicon, impliquent de se défaire d'une vision financière de l'espèce humaine.


Je m'aperçois en écrivant celà, que je touche à l'essence de l'homme, à son sens permanent de la compétition et de la convoitise. J'ai bien appris, pendant mes cours d'économie, en terminale, que la civilisation était la seule alternative à l'extinction prématurée de l'espèce et qu'un état Keynésien (c'était en '88) garantissait la survie économique du plus grand nombre au sein de la communauté. Le neo-libéralisme était déjà planté dans les esprits de tous, mon prof devait le savoir mieux que toutes les petites têtes assises en face de lui. M. Bruno (c'est son nom) a aussi planté des graines dans nos cerveaux.

Le libéralisme, c'est l'étape ultime avant la jungle, il ne peut pas y avoir de doute. Sous prétexte d'être libre (de tout acheter, de tout vendre, de tout monnayer, et d'écraser tout le monde), les adeptes de la doctrine finissent par déliter toute l'organisation humaine, le contrat social et le respect entre les hommes. Quand l'argent sera le dernier Dieu survivant, nous n'aurons plus qu'à nous entretuer en son nom.

Je confirme : pour l'extinction de notre race, le soleil n'y est pour rien.