13.02.2006
Passage en manuel
Le blogueur n'a plus aucune activité sexuelle, même manuelle. Plus le temps, plus l'envie. Sa libido c'est bloguido. Son orgasme, le compteur de visites. Le blog, c'est une maison de passe. Faire l'amour, c'est entrer un commentaire, sortir un post.
Anonyme
16:29 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hécitations
11.02.2006
Grosse connerie (1)
Entendue à la radio (comme par hasard !).
"Acheter, c'est voter, en quelque sorte, pour l'industriel ou le producteur du produit."
Doh !
12:00 Publié dans Une époque formidable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2006
La république des Bernard-l'hermite
En pensant au livre de Dolto Le complexe du homard. Le phénomène de repli sur soi gagne du terrain. Ce n'est pas véritablement une individualisation du quotidien; nous continuons à intéragir avec les autres. Ce serait plutôt un délitement caractérisé de la notion de collectivité. De moins en moins de gens semblent porter intérêt au concept de communauté. Un effacement progressif et soutenu du contrat social. Quand j'étudiais un peu de sociologie à la fac, nous avions parlé de l'absence de notion fédérative, transcendentale dans la société depuis l'abandon de la foi religieuse comme épine dorsale de l'Etat (donc 1905). Est-ce vrai ? N'y a-t-il plus rien de sacré pour nous unir ?
Les commandements catholiques disaient à tous que spolier les autres était mal. Ca n'empêchait pas certains prélâts à s'en donner à coeur joie. Mais il y avait, semble-t-il, une idée qui traversait les esprits : il fallait respecter son prochain. Oh, je ne regrette pas la séparation de l'Eglise et de l'Etat, bien au contraire (le blasphème n'est plus un crime), je ne regrette pas la réduction permanente de la bigotterie dans la pensée populaire. Mais il manque quelque chose pour nous fédérer, quelque chose de plus fort que la colère (qui d'ailleurs ne nous réunit toujours pas), plus fort que le ras-le-bol ambiant, plus fort que l'opposition idéologique à une doctrine économique esclavagiste.
Nous devrions nous rendre compte que notre civilisation va bientôt disparaître. Est-ce ce que les égyptiens, mayas, incas ont manqué de se dire ? Nous allons imploser, écrasés par nos propres barbares, enflés par notre propre arrogance et solitude. Ainsi s'achèvera la République des Bernard-l'Hermite.
18:00 Publié dans Miroirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


