10.02.2006
Les anti-démocrates
Cela fait des mois que je me dis ça de notre classe politique et, finalement, cette histoire de passage au 49-3 pour le Contrat Première Embauche me donne l'occasion de l'écrire :
Nos gouvernants sont des pleutres incompétents. La lâcheté et l'amateurisme les caractérisent quotidiennement à un degré qui n'en finit plus de m'affoler.
Ca va un peu mieux en le disant, mais c'est pas encore ça !
11:10 Publié dans Une époque formidable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.02.2006
Où est la gauche ?
Je navigue sur la blogosphère depuis un petit moment et une question traverse mon esprit : Où est la gauche ? Tous ces blogs, tous ces sites altermondialistes, d'expression sociale antilibérale, comment se fait-il qu'il y ait autant ? Je veux dire : la pensée de gauche est-elle maintenant réduite à s'exprimer sur le net ?
Je n'ai pas l'impression (avec toutes les marges d'erreur que cela implique) que les chantres de la droite soient aussi nombreux à utiliser le net pour s'exprimer. Il y a bien les blogs de soutien à Sarko, à Villepin, truc-muche et machin du gouvernement. Mais pas autant que de l'autre côté du miroir. Doit-on en conclure que les canaux officiels ne sont pas satisfaisants pour les gens de gauche ? Effectivement, je ne me sens pas satisfait par l'expression des représentants, des médias de gauche. Très honnêtement : il n'y a rien pour l'instant approchant de ce que j'attends. PS, ATTAC, Politis, LCR, rien de construit, rien de concret pour envisager l'avenir différemment. J'enrage.
Il y a bien des sites d'initiative citoyenne pour diffuser de la pensée libre. Mais quoi après ? Comment faire tourner le bateau avant l'iceberg ?
16:34 Publié dans Une époque formidable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Chaque jour est un adieu
Avis : Conseillé
Je viens de finir le petit livre d'Alain Rémond qui raconte son enfance en Bretagne, à Trans. J'étais assez fana de sa chronique sur la télé dans Télérama ("Mon oeil"). Son livre est poignant. L'histoire est limpide et se lit assez rapidement. On cherche toujours à s'identifier dans nos lectures, vous n'y manquerez probablement pas ici : l'enfance de Rémond a quelque chose d'universel. Nous n'avons certes pas tous couru la campagne, sauté les ruisseaux, embrassé des lapins, mais nous avons tous, au fond de nous, le souvenir d'une flamme permanente qui nous faisait nous lever chaque matin.
Alain Rémond a souffert, souffre encore, c'est clair. Il n'est pas le seul, nous avons tous nos fractures plus ou moins bien recouvertes, oubliées, étouffées. Mais, osé-je l'écrire, sa souffrance est belle. Elle touche l'enfant dans notre coeur. Ce n'est pas une déchirure aristocrate qui nous regarde avec snobisme, qui est complexe, qui est inaccessible. C'est limpide, c'est accessible, c'est partagé. La mort, le bonheur, l'éloignement. La vie, quoi. Nous sommes tous un peu dans cette histoire.
07:20 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


