08.02.2006

Collectif de la betterave

Bon, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, y'en a assez de cette essence qui a tous les défauts. Chère, polluante, destructrice pour le sous-sol. J'aimerais qu'un mouvement se soulève pour mettre un bon coup d'arrêt à ce scandale permanent et à ce racket scandaleux.

On pourrait monter un collectif de la betterave. Un réseau d'adeptes des énergies renouvelables qui chercheraient un moyen, au niveau local, de consommer autre chose que de l'huile fossile et de pouvoir installer une toute petite modification dans nos moteurs pour l'utiliser.

(faut aussi que mon voisin diminue sa consommation de hakick...)

Le blog d'Eric Raoult

Suite de la série "Les blogs des personnalités". Aujourd'hui, je ne résiste pas à vous parler du blog d'Eric Raoult, vice-président de l'Assemblée Nationale. Je ne vous communique pas l'adresse du site pour éviter de participer à son compteur de visites.

Eric Raoult ne sait faire qu'une seule chose en politique, c'est faire parler de lui. Ses idées sont anciennes, ses paroles sont insipides (quand elles ne sont pas carrément intolérantes) et son action est inutile pour sa commune. Il ne sait donc qu'attirer l'attention sur lui, par tous les moyens. Son site est à cette image. Il n'y a strictement rien d'intéressant à lire. Tout ce qui est publié n'est que autosatisfaction permanente et propagande personnelle. De plus, le site est moche. A se demander qui est cette Corinne Raoult (sa femme, sa fille ?) et si elle a un tant soit peu navigué dans la blogosphère. Donc rien de rien ni dans la forme ni dans le contenu.

Mais. Ce qu'il y a de passionnant sur le blog de Raoult, ce sont les commentaires. Depuis peu, ils sont particulièrement virulents et directs. Et nombreux. On dirait que les internautes ont décidé de ne pas laisser Raoult dire n'importe quoi pour se faire mousser. Dans un premier temps, on pouvait lire des commentaires peu argumentés et de bon ton. Il semblerait que la vitesse supérieure soit maintenant passée quand on lit à propos de la participation de Raoult à un colloque sur la faim en Afrique :

"Ou comment par vos actes et vos paroles vous démontrez de manière flagrante la porosité de l'UMP avec le FN ! Vous êtes le cynisme, la malhonnêteté intelectuelle incarné. C'est bien simple vous représentez l'égoïsme et la haine de l'autre... bref un condensé de fascisme à vous tout seul. Feriez mieux de construire des logements sociaux au Raincy plutôt que de flatter l'électeur égoïste et réactionnaire de votre ville dans le sens du poil. Je ne vous salue pas !"

Bref, l'égocentrisme de Raoult lui a fait manquer le coche de l'expression politique raisonnée. Son blog n'est rien d'autre qu'un mauvais outil de propagande qui est en train de se retourner contre lui.

07.02.2006

Le souffle de l'invisible

Aujourd'hui, "il y a du brouillard givrant sur tout le Sud-Ouest" a dit Joël Collado quand Pascal Paoli lui a dit : "Quel temps fait-il, aujourd'hui, Joël Collado ?" Y'a pas à dire, France Inter, c'est palpitant à 7h00 du mat'. J'ai cessé d'aimer Paoli le jour où un auditeur, qui avait contourné le filtrage du standard, lui a posé la question sur ses activités extra-journalistiques : "Faire des ménages (c'est-à-dire animer des opérations commerciales), c'est considéré comme incompatible avec le métier de journaliste par votre ordre professionnel. Vous en pensez quoi ?" Et là, Paoli, qui se targue d'avoir souvent réponse à tout, il s'est pris les pieds dans le tapis de son studio de Radio France et, comme tous ceux qui ont des scrupules maquillés en certitudes, il a répondu à côté de la plaque avant de botter en touche dans les 22.

Donc, il y a du brouillard sur la campagne, ce matin. Ca me rappelle le film "Lancelot" à propos de la quête du Graal. Il y a une scène dans laquelle Merlin invoque les forces de la nature. Arrive alors le brouillard pour aider un personnage à traverser une vallée. La métaphore m'est restée depuis que je suis ado. Ce fut probablement le début de ma conversion à l'animisme. Je suis descendu au boulot, dans ma voiture entourée de brouillard, et je me demandais vers quel Graal ma journée m'emmenait. Le brouillard, c'est le souffle de l'invisible. C'est la respiration de la planète. Les plantes, le sol, respirent, comme nous, tout le temps. On l'oublie.

Mais aujourd'hui, on le voit. Et ça, c'est assez magique.