13.06.2007
Le courage des médias
Voici ce qui circule sur le net en ce moment :
On y voit très nettement notre chef de l'état passablement éméché par son entretien avec Poutine.
Maintenant, voici ce que nos télés ont montré :
Nous voyons bien qu'il s'agit de la même conférence de presse, mais LCI ne diffuse que la partie la plus politiquement correcte de l'enregistrement. Et la plus pertinente, bien sûr. Il est néanmoins regrettable que les réseaux d'information de masse passent ceci sous silence.
Nicolas Sarkozy est le représentant des français et l'image qu'il vient de donner n'est pas particulièrement flatteuse. Mais, n'est-il pas du devoir des médias de rendre compte de la réalité ? Il n'y a plus véritablement de réseaux de contestation de masse. Les journaux qui se prétendent satiriques (Charlie Hebdo et autres) écornent à peine la personnalité des personnages publics. Il existe quelques francs tireurs (comme Le Plan B) mais la diffusion est restreinte et on n'entend jamais parler d'eux.
Quel courage !
[mise à jour] Le buzz envahit la blogosphère et les discussions hors de la toile. C'est géant ! Même Bouvard, dans son émission radio, en a parlé aujourd'hui. Une information, certes pas capitale, fait le tour de la population sans les médias de grande écoute. Mieux, ces médias à la botte du pouvoir se sentent obligés d'évoquer un sujet qu'ils ont éludé en premier lieu. Le net, c'est bientôt le quatrième pouvoir qu'il promettait...
15:30 Publié dans Couvre-chef | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.05.2007
Menace terroriste à Villeneuve sur Lot ?
Le juge Bruguière, zorro national contre la menace terroriste, se présente aux législatives dans la circonscription de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) pour l'UMP. L'info était encore sur les ondes de France Info, canal officiel, ce matin.
Or, ce que la radio n'a pas dit - on se demande bien sûr pourquoi - c'est que sa candidature n'est pas légale. Il est interdit à tout magistrat, par le code électoral, de briguer un mandat sur sa juridiction. Afin d'éviter tout conflit d'intérêt ou manoeuvre judiciaire, ambiguïté juridique ou abus de pouvoir. C'est compréhensible, c'est légitime, c'est moral. Le juge Bruguière a autorité sur le territoire national complet. Donc, il ne peut se présenter à aucune élection, sauf en démissionnant de ses fonctions juridiques.
Ce détail crucial a été relevé par "Le Canard Enchaîné" il y a plusieurs mois. La candidature a été contestée par le candidat PS sur le circonscription, Jérôme Cahuzac. Malgré l'évident conflit d'intérêt qui va résulter d'une éventuelle élection de Jean-Louis Bruguière, le préfet de Lot-et-Garonne a validé la candidature. Pierre Girard-Hautbout, candidat dissident de l'UMP, a déposé une requête auprès du tribunal administratif qui vient de rejeter sa demande d'annulation de la décision préfectorale. La balle est donc dans le camp du Conseil d'Etat qui doit maintenant attendre après l'élection pour statuer sur l'éligibilité de Bruguière.
La situation est cocasse parce que le juge Bruguière a mis en examen Philippe Brett, adjoint de M. Girard-Hautbout, pour "intelligence avec une puissance étrangère" lors de l'affaire autour des otages Chesnot et Malbrunot. C'est la preuve que l'ambiance est malsaine et pourrait se révéler particulièrement compliquée.
[mise à jour] Le juge Bruguière arrive en première position à l'issue du premier tour des élections législatives du dimanche 10 juin. S'il est élu au second tour, on peut logiquement s'attendre à une bataille juridique autour de son accession au siège de député. Le Conseil d'Etat a, en effet, annoncé qu'il lui fallait attendre le résultat du scrutin pour se prononcer. Si Bruguière l'emporte, ses adversaire ne manqueront pas de porter l'affaire devant les autorités judiciaires compétentes, l'objectif étant de faire annuler son élection. Si cela devait arriver, Philippe Brett a du souci à se faire...15:40 Publié dans Une époque formidable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bruguière, villeneuve, lot, cahuzac, brett, ump, code
23.05.2007
Décryptage (1)
Politique fiction : Jacques Chirac présente Saad Hariri à Nicolas Sarkozy le 9 mai. Voici ce qu'aurait pu être le dialogue entre eux.
Jacques : "Nicolas, je t'ai demandé de venir parce que Saad voulait te parler."
Saad : "Monsieur le Président, c'est un honneur de vous rencontrer."
Nicolas : "Oui, oui, arrête les ronds de jambe, je ne suis pas encore investi. Que veux-tu ?"
Saad : "Juste t'assurer de mon soutien et de celui de ma famille pour ton mandat. Sache que tu pourras toujours compter sur moi."
Nicolas : "Je vois, Chirac a organisé cette petite réunion en remerciement de la location de ton appart' rue Voltaire."
Jacques : "Maintenant que tu es au sommet, il faudrait, Nicolas, que tu apprennes à modérer ton tempérament. Je t'ai toujours dit d'apprendre à être un peu plus diplomate. Déjà, avec Claude..."
Nicolas : "C'est bon. Il me semble que les français me font confiance comme je suis. Il en ont fini avec l'immobilisme de ces dernières années."
Jacques (qui voit rouge) : "Ah, toi, tu m'emmerdes sérieusement maintenant. J'en ai croqué de plus durs que toi..."
Saad (gêné) : "Messieurs, je réitère ma fidélité à la France et aux intérêts de son peuple. "
Nicolas (qui trace sa route) : "Attention, Jacques, tu vas passer la ligne jaune. Je te rappelle que tu n'es pas encore à l'abri de tes petits ennuis avec la justice."
A partir de là, le bruit qui survient dans la salle ne nous permet plus de comprendre la discussion et de vous retransmettre l'échange verbal. Aux dernières nouvelles, les participants sont sains et saufs...
00:00 Publié dans Couvre-chef | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nico, nicolas, sarkozy, sarko, chirac, jacques, hariri


