23.05.2007
Décryptage (1)
Politique fiction : Jacques Chirac présente Saad Hariri à Nicolas Sarkozy le 9 mai. Voici ce qu'aurait pu être le dialogue entre eux.
Jacques : "Nicolas, je t'ai demandé de venir parce que Saad voulait te parler."
Saad : "Monsieur le Président, c'est un honneur de vous rencontrer."
Nicolas : "Oui, oui, arrête les ronds de jambe, je ne suis pas encore investi. Que veux-tu ?"
Saad : "Juste t'assurer de mon soutien et de celui de ma famille pour ton mandat. Sache que tu pourras toujours compter sur moi."
Nicolas : "Je vois, Chirac a organisé cette petite réunion en remerciement de la location de ton appart' rue Voltaire."
Jacques : "Maintenant que tu es au sommet, il faudrait, Nicolas, que tu apprennes à modérer ton tempérament. Je t'ai toujours dit d'apprendre à être un peu plus diplomate. Déjà, avec Claude..."
Nicolas : "C'est bon. Il me semble que les français me font confiance comme je suis. Il en ont fini avec l'immobilisme de ces dernières années."
Jacques (qui voit rouge) : "Ah, toi, tu m'emmerdes sérieusement maintenant. J'en ai croqué de plus durs que toi..."
Saad (gêné) : "Messieurs, je réitère ma fidélité à la France et aux intérêts de son peuple. "
Nicolas (qui trace sa route) : "Attention, Jacques, tu vas passer la ligne jaune. Je te rappelle que tu n'es pas encore à l'abri de tes petits ennuis avec la justice."
A partir de là, le bruit qui survient dans la salle ne nous permet plus de comprendre la discussion et de vous retransmettre l'échange verbal. Aux dernières nouvelles, les participants sont sains et saufs...
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09.05.2007
Nicolas lâche les freins
Bon, il est élu. Avec une large majorité de suffrages. Le seul qui ait mieux fait -on nous l'a bassiné pendant de longues heures le 6 au soir- c'était Mongénéral. Okay dakodac. N'empêche.
A peine fraîchement promu, Nicolas a laissé libre court à sa nature prolétaire : repas au Fouquet's, suite présidentielle à 8500 euros la nuit (plus de 7 fois le SMIC !), vol en jet privé (25 000 euros l'heure de vol) et quelques jours sur un yacht de 60 mètres au large de l'île de Malte. Le moins qu'on puisse dire c'est que l'ambiguïté sur ses aspirations de chef de l'Etat est mince. Monsieur le premier d'entre-nous aime le luxe, il l'avait montré avec l'affaire de son appartement sur l'île de la Jatte, il le prouve dès qu'il a les clefs du pays.
Alors, oui, Nico a lâché les freins et, manque de bol, ça s'est su. Aujourd'hui, en réponse aux questions des journalistes -caustiques évidemment, on les connaît maintenant- il a annoncé que les français sauraient faire la part des choses. Je confirme : il aime l'argent, il a des potes friqués comme peu et son programme est de faire trimer les autres davantage. Chacun sa part des choses, donc.
Tout va bien. Bienvenue à Sarkoland. Cette rubrique lui est consacré.
A partir de maintenant, personne ne vous entendra crier.
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